samedi 23 mai 2015

Le Front national : les origines d'un parti bleu, blanc, rouge

Il y a eu tellement de choses dites sur le Front national (notamment par les ennemis du FN) que j'ai voulu ici donner des informations concrètes et impartiales. Mes sources sont Wikipedia.
Le but n'était pas de reproduite l'intégralité des textes de Wikipedia mais une partie suffisante pour comprendre ce qu'est le Front national.

Le Front national (FN) est un parti politique français, fondé en 1972 par Ordre nouveau. Ayant à l'origine pour dénomination « Front national pour l'unité française », il est d'abord présidé par Jean-Marie Le Pen, de 1972 à 2011, puis par sa fille, Marine Le Pen, depuis 2011

Ordre nouveau, forme courte du Centre de recherche et de documentation pour l'avènement d'un ordre nouveau dans les domaines social, économique et culturel, était un mouvement politique français. Le credo d'Ordre nouveau était « la renaissance du patriotisme, la promotion d'une hiérarchie des valeurs, ainsi que la restauration familiale et éducative ».
La version « officielle » de la naissance du parti privilégie le rôle fondateur unique de Jean-Marie Le Pen. Ce dernier n'a cependant joué qu'un rôle limité dans la création proprement dite du Front national.

Ordre nouveau a voulu utiliser Jean-Marie Le Pen, mais au final, c'est Jean-Marie Le Pen qui en a profité puisque le FN et Jean-Marie Le Pen se sont désolidarisés d'Ordre nouveau qui a bien essayé de lancer un nouveau parti politique, le Parti des forces nouvelles, pour faire concurrence au FN mais sans succès.

Le PFN était un parti d'extrême droite comme Ordre nouveau, alors que le FN se veut ni à droite, ni à gauche mais indépendant du système. Cette différence énorme semble avoir échappée à certains.

Le PS qui s'appelait avant 1969 SFIO (Section française de l'Internationale ouvrière) a toujours passé des accords électoraux avec l’extrême gauche et les communistes (comme lors de l'élection de François Mitterrand) mais on ne peut pas en dire autant du Front national et des différents partis de droite comme le RPR ou l'UMP.

Aux dernières élections départementales de mars 2015, l'UMP a passé des accords avec l'UDI (Union des démocrates et indépendants), parti politique censé être au centre et indépendant, pour faire une liste d'union de la droite (mais sans le FN qui n'est donc pas à droite).

Lors de ces mêmes élections, le PS a présenté une liste d'union de la gauche avec notamment les écologistes, l'extrême gauche et les communistes (parti qui a d'ailleurs été en grande partie détruit par le PS). Mais les dirigeants politiques ont souvent la mémoire courte ou plutôt une mémoire sélective.

Le peuple d'abord

La plupart des observateurs politiques situent le Front national à l'extrême droite, mais ses représentants récusent en général cette appartenance pour lui préférer d'autres qualificatifs ou proposer d'autres façons d'envisager l'axe gauche-droite.

Personnellement, je n'aime pas cette séparation de la vie politique française qui consiste à classer les forces politiques en 2 camps : gauche ou droite (voire à ces extrêmes). Il semble que ce sont les médias français (financés par la gauche et la droite) qui s'attachent à faire ce classement.

Fin 2014, le FN revendique 80 000 adhérents, dont 42 100 à jour de cotisation.


Le programme du premier Front national
Se revendiquant d'une « droite sociale, populaire, nationale », le nouveau parti se place explicitement au sein du jeu politique : l'opposition au régime « prend désormais plutôt la forme d'une critique populiste du système politique et des principales forces qui le composent » (« contre la majorité usée, corrompue, impuissante », « contre le communisme ruineux, utopique, oppresseur » sont deux des mots d'ordre de la campagne électorale de 1973).

Sous le titre « Défendre les Français », le programme publié le 11 novembre 1973 dans Le National et dont la partie économique a été rédigée par Gérard Longuet, aborde dans une optique conservatrice modérée, à la tonalité antilibertaire, anticapitaliste et antimarxiste, la plupart des thèmes sociétaux du moment (agriculture, économie, enseignement, service public, santé). Le nouveau parti, aux thèmes déjà national-populistes, se veut être une « troisième voie entre lutte des classes et monopoles ».
Loin de reprendre les idées économiques interventionnistes d'Ordre nouveau, il s'affiche comme une défense des intérêts corporatistes tout en « réclamant, au contraire, la réduction au strict minimum du secteur public et nationalisé, ainsi que le confinement de l'État à son rôle d'arbitre des intérêts ».

Dans les années 1990, le FN prend une place de plus en plus importante dans la vie politique française. Ses campagnes s'axent sur la dénonciation de la corruption qui toucherait les grands partis français comme le PS ou le RPR. Le FN vise ainsi les déçus des partis ayant gouvernés les décennies précédentes.

La scission de 1998 a mis un frein à la progression du parti.

À la surprise générale, le 21 avril 2002, alors que le Front national est encore affaibli par la scission intervenue en 1998, Jean-Marie Le Pen accède au second tour de l'élection présidentielle avec 16,86 % et 4 804 772 voix, devançant le Premier ministre et candidat socialiste, Lionel Jospin.

À partir de 2007, le FN subit une importante baisse de son influence électorale. Jean-Marie Le Pen n'obtient que 10,44 % des suffrages exprimés lors de l'élection présidentielle de 2007 (soit 6,4 points de moins qu'en 2002), arrivant en quatrième position derrière Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou. Le FN s'effondre ensuite à 4,3 % lors des élections législatives ayant eu lieu dans la foulée (moins 7 points par rapport au scrutin précédent). Une seule candidate, Marine Le Pen, se maintient au second tour dans sa circonscription et est battue. Ce sont les plus mauvais résultats du FN lors d'élections nationales depuis la fin des années 1980.

Lors des élections régionales de 2010, où l'abstention n'a jamais été aussi forte, le parti rebondit. Avec 11,42 % des voix au premier tour, il se maintient au second tour dans douze régions, dont quatre seront remportées par la gauche sans majorité absolue des suffrages exprimés.

Le 12 avril 2010, le bureau politique désigne les 15 et 16 janvier 2011 pour le prochain congrès du Front national. Il aura pour but de désigner le nouveau président du parti puisque Jean-Marie Le Pen a indiqué qu'il ne serait pas candidat à sa succession. Deux candidats sont déclarés : Marine Le Pen et Bruno Gollnisch, tous deux vice-présidents exécutifs du parti et députés européens.

Lors du congrès de Tours le 16 janvier 2011, Marine Le Pen devient la présidente du parti, avec un taux de participation de 76,45 %, recueillant 67,65 % des voix. Jean-Marie Le Pen devient lui président d'honneur du parti. À l'issue du scrutin interne pour désigner son nouveau président, le parti compte 22 403 adhérents.

L'arrivée de Marine le Pen à la tête du parti se traduit pour le Front national par des scores importants sur plusieurs élections de suite, au point qu'elle affirme avoir bouleversé le paysage politique français en un « tripartisme. » Cette analyse est partagée par d'autres responsables politiques, de droite comme de gauche (et notamment par le premier secrétaire du Parti Socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, qui estime que « le FN s'est mis au centre de la vie politique et va être l'enjeu des prochaines élections. »).

Le programme économique du Front national s'est déporté sur la gauche pour favoriser une approche beaucoup plus anti-mondialiste et étatiste du protectionnisme social.

Le politologue Christophe de Voogd, professeur à l'IEP de Paris note que le discours économique de Marine Le Pen a permis l'« attraction », sinon l'« hégémonie » du FN sur les ouvriers, les jeunes sans emploi, les retraités modestes ainsi que les agents publics paupérisés. Il relève ainsi un double phénomène depuis plusieurs années : « le passage des thèmes étatistes et égalitaristes de la gauche radicale au Front national, en même temps que celui-ci radicalisait son anti-européisme, jusqu'à prôner une sortie non seulement de l'euro mais, dans les faits, de l'Union ».

Le Front national annonce en octobre 2012 la constitution de listes « Bleu Marine » - listes d'union dans le cadre du Rassemblement bleu Marine dans plusieurs villes.

Durant la campagne des élections départementales de 2015, plusieurs sondages donnent le FN en tête du scrutin ou talonnant l'alliance UMP-UDI. Lors du premier tour, le FN arrive en deuxième position au niveau national, derrière le bloc de droite. Il est le premier parti de France si l'on considère les résultats par partis, ce qui témoigne de son « enracinement » sur le territoire alors que ce type d'élections ne lui est généralement pas favorable.

Depuis 1 an, vos députés du Front National travaillent pour une France libre au sein d'une Europe des nations :

Posted by Aymeric Chauprade on lundi 25 mai 2015

Priorité nationale
Toute personne de nationalité française, indépendamment de son origine, aurait la priorité sur les logements, les aides sociales et les emplois (à compétences égales) par rapport aux étrangers.
Exemples d'application de la priorité nationale :
- Les allocations familiales seraient réservées aux familles dont un parent au moins est français ou européen.
- Si un Français et un étranger sont tous deux candidats à une même offre d'emploi, et que ces deux personnes ont un diplôme et des compétences a priori relativement équivalentes, l'entreprise devrait engager le Français ou justifier que l'étranger serait plus performant.
Pour Jean-Yves Camus, le programme du Front national tient du nativisme.

La préférence aux nationaux par rapport aux étrangers est une pratique généralisée dans les pays (hors Europe).

La préférence nationale est une expression française, forgée en 1985 par des personnes proches du Front national (on l'attribue généralement à Jean-Yves Le Gallou). Elle exprime la volonté politique de réserver des avantages – généralement financiers – ainsi que la priorité à l'emploi aux détenteurs de la nationalité française ou à refuser les aides sociales à des personnes qui n'auraient pas la nationalité française.

Actuellement, la préférence nationale n'est pas en vigueur en France, ce qui fait que les étrangers même illégaux ont souvent plus d'avantages que les français comme le fait de pouvoir bénéficier de l'AME.

Laïcité
Inscription dans la constitution du texte suivant : « La République ne reconnaît aucune communauté ».
Création d'un ministère de l'Intérieur, de l'Immigration et de la Laïcité.
Interdiction de toutes pratiques racistes, sexistes et discriminatoires, en particulier dans les lieux publics. Par exemple, le hallal serait interdit dans les cantines scolaires tout comme les horaires séparés dans les piscines municipales.
Interdiction d'attribuer des subventions publiques aux associations estimées communautaristes.

Immigration
Concernant l'immigration, le Front national a la position suivante :
Réduction en 5 ans de l'immigration légale de 200 000 entrées par an à 10 000 entrées par an.
Suppression du droit du sol.
Remise en cause de l'accord de Schengen sur la libre circulation des personnes.

Économie
Sortie de l'euro et retour au franc.
Instaurer le « patriotisme économique » en privilégiant les entreprises établies en France, notamment lors des appels d'offres publics.

Sécurité
Instauration de la réclusion criminelle à perpétuité réelle ou rétablissement de la peine de mort. L'alternative entre ces deux possibilités serait proposée aux Français par référendum.
Reconstitution en cinq ans des effectifs de police et de gendarmerie supprimés depuis 2005.
Garantir le statut des sapeurs pompiers volontaires menacé par l'Union européenne.
Sanctions renforcées contre les délinquants récidivistes. Suppression de prestation sociale (aides, logements, RSA, etc.) versée aux récidivistes délinquants ou criminels justiciables d'une peine de un an de prison ou plus.

Internet
Concernant Internet, le Front national a la position suivante :
- Libertés fondamentales garanties, renforcées voire constitutionnalisées.
- Mise en place d'une licence globale.
- Opposition ferme à tout instrument tentant de réduire la liberté sur Internet tel qu'ACTA, HADOPI ou LOPPSI.

Source : Wikipedia
Site internet du Front national : www.frontnational.com

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